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Mardi 23 septembre 2003. Comme plusieurs autres villes de la région, Saint-Gilles se réveille dans la boue. Les pluies diluviennes de la veille ont dévalé les collines environnantes. Des torrents de boue venus des costières ont investi les rues les plus basses du centre-ville, noyant véhicules, commerces et habitations.
Le soleil s’est levé comme tous les jours, comme si le déluge de la veille n’était qu’un mauvais rêve. La ville est particulièrement animée ce matin. De nombreux enfants privés d’école jouent dans les rues libérées de la circulation habituelle, insouciants au milieu du désarroi des riverains. Et partout la boue, qui recouvre la chaussée et les trottoirs, qui s’est engouffrée dans les cours et les rez-de-chaussée.
A la pelle ou au jet d’eau, les habitants nettoient leur ville. La solidarité est visible, palpable, entre ceux qui habitent dans ces rues inondées, et aussi tous ceux qui sont venus les aider, les soutenir. Parce qu’il faut recommencer, à chaque fois, comme après chaque inondation qu’ils ont déjà subie, et parce qu’ils savent, résignés, que probablement d’autres suivront.
Ces quelques photos sont un modeste hommage à tous ces habitants meurtris mais solidaires, à leur volonté, à leur détermination.
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