Camargue - tourisme Camargue - région Camargue - villes Camargue - bouvine - taureaux Camargue - cheval Camargue - photos
Camargue forum
Info Camargue - le premier site d'information sur la Camargue - tourisme, taureaux, chevaux...
villes et villages de Camargue
 Livres et films
Info Camargue
 Contact
camargue
camargue
camargue
La gase de Saint-Gilles
28 septembre 2003

Le terme de gase désigne à l’origine une zone peu profonde d’un marais, pouvant être franchie à gué. Et par extension, c’est la traversée par un troupeau de taureaux ou chevaux d’un cours d’eau, d’une roubine ou d’un étang, souvent à la nage.
 
C’est une pratique qui était souvent nécessaire à une époque où les taureaux ne se déplaçaient pas en camion, lorsque les manadiers situés dans le delta conduisaient leurs bêtes afin qu’elles passent l’été dans les prés plus verts du Cailar, puis les ramenaient entre les bras du Rhône pour l’hivernage.

Pratique traditionnelle qui renaît à Saint-Gilles, où depuis trois ans le club taurin Lou San Gilen organise cette manifestation lors de la fête de la fin août. Pas de marais ici, ce sont les eaux profondes du Canal du Rhône à Sète, pas moins, que doivent franchir les taureaux.

En fin de matinée, la circulation fluviale est coupée sur le canal, et la foule se presse le long des berges. Quelques instables barques à fond plat ainsi que deux longues cordes au-dessus des eaux délimitent le passage obligé pour les biòu.

Et les voici qui arrivent, menés en abrivado par les gardians des manades participantes. Quatre manades, (Chapelle, Lescot, Gire et Vitou), quatre traversées du canal.
 
Les quatre taureaux et les cavaliers empruntent le chemin qui longe le canal à l’extérieur de la ville, puis tournent entre les barrières installées pour la circonstance sur les berges herbeuses. Poussés par les chevaux, les taureaux n’ont alors pas d’autre choix que de se jeter dans le canal, ce qu’ils font d’ailleurs sans marquer d’hésitation, dans une grosse gerbe d’eau. Ils nagent alors avec aisance au milieu des embarcations, seule leur tête dépassant des flots à côté des barques qui les guident. En face, ils atteignent la rampe de débarquement du port, qui leur permet de monter facilement sur le quai où d’autres gardians les attendent. Ces derniers emmaillent les taureaux, et le parcours se termine comme il avait commencé, en abrivado.

Surprise au deuxième passage, alors que les quatre taureaux sont déjà dans l’eau, un nouveau plongeon derrière eux soulève une gerbe d’eau encore plus haute : c’est Aurélien Peytavin qui les a suivis à cheval et qui traverse lui aussi le canal derrière eux.

Il faudra maintenant attendre l’année prochaine pour revoir des taureaux dans le Canal du Rhône à Sète. Nul doute que les spectateurs reviendront, et même encore en plus grand nombre, tant l’émotion était générale et la satisfaction unanime.




Info-Camargue - Le premier site d'information régionale et touristique sur la Camargue